L’assurance-vie est une enveloppe fiscale permettant de faire fructifier son argent. Aussi, cette dernière permet aux souscripteurs de bénéficier de rendements intéressants ainsi que d’une fiscalité avantageuse.

En tant qu’expatrié, la question de la fiscalité se pose régulièrement. Grâce à l’assurance-vie au Luxembourg, il est possible de bénéficier d’une portabilité fiscale, permettant d’appliquer la fiscalité du pays dans lequel on réside.

L’assurance-vie luxembourgeoise offre de nombreux avantages. En effet, elle permet à l’investisseur de bénéficier d’une garantie supplémentaire, offerte par le triangle de sécurité. Aussi, dans le cas où l’assureur ferait faillite, l’assuré reste le créancier de premier rang.

De plus, cette assurance-vie offre une possibilité plus large concernant les investissements. A noter qu’il est possible d’investir dans une gamme de fonds plus importante qu’en France.

Grâce aux conventions fiscales conclues entre la France et certains pays, il n’existe plus de double imposition dans ces pays.

Comme expliqué ci-dessus, investir dans une assurance-vie luxembourgeoise en tant qu’expatrié peut s’avérer avantageux. La fiscalité de l’assurance-vie est particulière, à savoir qu’avant un rachat partiel ou total, le souscripteur ne fait face à aucune fiscalité. En d’autres termes, tant que le souscripteur ne souhaite pas retirer son argent, ce dernier ne paye pas d’impôts.

Lorsqu’il souhaite racheter partiellement ou totalement son contrat, ce dernier sera taxé uniquement sur les intérêts perçus, le capital versé lors de la souscription n’étant pas soumis à l’imposition. Schématiquement parlant, la fiscalité d’une assurance-vie se calcule par part.

Comme l’illustre ce schéma ci-dessus, lorsque le souscripteur souhaite retirer une partie de l’argent présent dans le contrat, il retire une partie du capital initial ainsi qu’une partie des intérêts. Aussi, il sera fiscalisé uniquement sur une partie des fonds sortis et non sur la totalité.

 

Prenons un exemple : j’ai versé 100 000€ sur mon assurance-vie. Pendant 9 ans, il m’a rapporté 50 000€ d’intérêts. Au bout de ces 9 ans, je souhaite racheter 30 000€, comment suis-je taxé ?

 

Le capital à termes est égal à 150 000€ et le souscripteur souhaite racheter 30 000€. Aussi, il sera imposé à 20% sur ces 30 000€. Aussi, en rachetant 30 000€ de mon contrat d’assurance-vie, il payera 20% d’impôt sur ce montant, à savoir 6 000€. Ce qui correspond aux intérêts perçus.

Le cas précis d’une personne expatriée en Australie :

Dans le cas où le souscripteur résiderait en Australie, voici comme ce dernier sera fiscalisé. Tout d’abord, il est nécessaire de connaître la fiscalité australienne. De plus, il est important de savoir qu’en Australie, les intérêts sont imposables dans le pays de la source de revenu.

En effet, en Australie, le taux d’imposition des revenus est progressif, de 0% jusqu’à 18 200$ australien à 45% au-dessus de 180 001$ australien.

Dans notre exemple, le souscripteur doit payer des impôts sur 6 000€. En convertissant ces 6 000€ en dollars australien, nous obtenons 9 350$ australien.

Aussi, ces 9 350$ australien se situant dans la tranche imposée à 0%, un résident fiscal australien n’aura donc pas d’impôt à payer sur le montant qu’il souhaite racheter, à savoir 600€ dans notre cas, soit 9 350$ australien.

Le cas précis de la personne expatriée à Singapour :

Dans le cas où le souscripteur résiderait à Singapour, voici comme ce dernier sera fiscalisé.
Tout d’abord, il est nécessaire de connaître la fiscalité singapourienne. En effet, à Singapour, le taux d’imposition des revenus est progressif, de 0% jusqu’à 20 000 Dollars de Singapour à 22% jusqu’à
320 000 Dollars de Singapour.
Dans notre exemple, le souscripteur doit payer des impôts sur 6 000€. En convertissant ces 6 000€ en Dollar de Singapour, nous obtenons 8 590 Dollar de Singapour.
Aussi, 8 590 Dollar de Singapour se situant dans la tranche imposée à 0%, un résident fiscal singapourien n’aura donc pas d’impôts à payer lorsqu’il souhaitera effectuer son rachat. Précisons que
cela est valable pour notre cas.

Le cas précis d’une personne expatriée en Thaïlande :

Dans le cas où le souscripteur résiderait à Bangkok, voici comme ce dernier sera fiscalisé. Tout d’abord, il est nécessaire de connaître la fiscalité thaïlandaise.
En effet, en Thaïlande, le taux d’imposition des revenus est progressif, de 0% jusqu’à 150 000 Bahts à 37% au-dessus de 4 millions Bahts.
Dans notre exemple, le souscripteur doit payer des impôts sur 6 000€. En convertissant ces 6 000€ en Bahts, nous obtenons 224 000 Bahts.
Aussi, ces 224 000 Bahts se situant dans la tranche imposée à 10%, un résident fiscal thaïlandais devra donc payer 10% d’impôts sur le montant qu’il souhaite racheter, à savoir 600€ dans notre cas, soit 24 000 Bahts.
Pour résumer, un expatrié résidant fiscalement en Thaïlande, en Australie ou encore à Singapour sera imposé, sur son rachat partiel ou total d’assurance-vie, de la même manière que pour ses revenus, c’est-à-dire en respectant le barème progressif de l’impôt du pays en question.