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L’assurance vie est le placement préféré des Français et cela pour deux raisons :

  1. Il offre une fiscalité avantageuse.
  2. Ainsi qu’un rendement garanti, assorti d’une forte liquidité.

Cependant depuis une vingtaine d’années les deux avantages majeurs de ce contrat sont peu à peu érodés par les pouvoirs publics et la conjoncture économique.

La fiscalité dans un premier temps a été durcie, même si elle demeure intéressante. Que cela soit au niveau des prélèvements libératoires en cas de retrait, ou bien des droits à payer par le bénéficiaire en cas de décès.

Aujourd’hui c’est au tour du rendement et de la garantie des sommes investies dans le fonds en euro d’être moins attractive.

Les fonds en euro

Support classique du contrat d’assurance vie, le fonds en euro offre un rendement garanti fixé par l’assureur. Les sommes placées sur ce fonds en euro par le biais du contrat d’assurance sont également garanties.

Ainsi, il est en principe certain de conserver la somme apportée au contrat, augmentée chaque année selon le taux de rendement affiché par le fonds euro.

Des événements extérieurs défavorables au fonds en euro

Cependant la conjoncture économique actuelle avec des taux d’intérêts très faibles a joué en défaveur de ces fonds en euro.

En effet, le fonds en euro est composé d’obligations, c’est à dire de dettes d’Etats ou d’entreprises dont il est le créancier. Le fonds se rémunère grâce au taux d’intérêt appliqué à ces obligations.

Cependant, depuis quelques mois, le taux d’intérêt servi par les obligations est très bas, il est même en territoire négatif pour les bons du Trésor allemand et certaines obligations d’entreprises.

Cela signifie que le fonds en euro garanti à ses clients de leur servir un taux d’intérêt qu’il ne touche pas lui-même. Il doit alors compenser la différence en piochant dans les réserves de plus-values constituées par le passé.

Un problème se pose alors, combien de temps faudra-t-il avant que ses réserves de plus-values latentes s’épuisent et que le fonds ne puisse plus servir à ses assurés le taux d’intérêt qu’il leur garanti ?

L’impact sur le fonds euro

La première conséquence se traduit par un abaissement progressif du taux d’intérêt servi par le fonds en euro à ses assurés.

Ainsi, le taux est en moyenne de +2.30% en 2015 et peut même être en dessous de 2% chez certains assureurs. Il était de +4.10% en 2007.

Les Autorités qui ont pris conscience du phénomène ont mis en garde les assureurs et ont pris des dispositions législatives.

La loi Sapin II prévoit en effet que le Haut Conseil de Sécurité Financière aura le pouvoir d’abaisser le taux d’un fonds en euro de manière unilatérale, au grand dam des assureurs.

Il est également prévu que le HSCF puisse suspendre ou limiter les retraits sur le fonds en euro. Voilà la deuxième conséquence, la liquidité du fonds en euro est directement impactée par cette disposition législative.

L’opportunité est trop belle pour le Gouvernement qui souhaite réorienter l’épargne des ménages vers le financement des entreprises innovantes telles que les Start-ups ou les PME. La baisse du rendement des taux obligataires lui offre l’occasion de le faire à un moindre coût politique.

Les assureurs répercutent cette baisse des taux sur leurs clients et c’est ainsi que l’autre atout du fonds en euro se voit diminué. Celui de la garantie du placement.

En effet, les sommes placées sur un fonds en euro sont garanties par l’assureur et le souscripteur ne peut récupérer moins que ce qu’il a placé sur le fonds en euro.

Toutefois, l’un des plus gros assureurs de la place, Generali a annoncé que la garantie était désormais brute des frais de gestion. C’est-à-dire que les frais de gestion et droit d’entrée viennent amputer le montant garanti un peu plus chaque année. D’autres Compagnies vont certainement suivre ce mouvement.

Quelles alternatives pour une bonne allocation de portefeuille ?

SICAV, OPCVM, SCPI… Les alternatives pour compenser le moindre intérêt des fonds euros ne manquent pas. L’enjeux est de savoir sur quelles UC (unités de compte) miser. Les études démontrent qu’on obtient une certaine efficience via 22-23 fonds différents. La mode est au fonds flexibles gérés en bon père de famille. Ils viennent à nouveau de démontrer leur capacité à amortir les baisses (1er semestre 2016 très mouvementé et baissié) tout en offrant de belles performances en période de rebond.

Notre équipe de spécialiste en gestion d’actifs vous aidera à consituter et piloter votre portefeuille au sein de votre assurance-vie luxembourgeoise.